Une fois dans l’arène, le rythme devient effréné. La mise en scène ne laisse jamais respirer : poursuites, combats, tension continue… L’action est soutenue et les effets spéciaux suivent parfaitement la cadence. Le héros porte l’ensemble avec un charme fou, et le casting fonctionne dans son ensemble.
Néanmoins, le film n’est pas exempt de défauts. L’un des problèmes majeurs vient de la construction de l’antagonisme. On pense d’abord que le véritable danger réside dans les chasseurs lancés à la poursuite du héros, mais le récit révèle finalement que l’opposant principal est le patron de la major orchestrant le programme. Ce glissement narratif, trop tardif, brouille les enjeux lors du final.
Ce final, justement, est l’une des plus grandes frustrations du film : précipité, presque catapulté, et très éloigné du roman. Le changement en lui-même n’est pas choquant, mais la manière dont il est amené manque de souffle et donne une sensation d’inachevé, surtout après une première heure solide et riche en thématiques sociétales.
Les personnages secondaires, rencontrés par le héros au fil de son parcours, sont également traités de façon trop superficielle. Anecdotiques, ils auraient mérité plus de profondeur pour renforcer l’impact émotionnel.
Malgré ces bémols, Running Man reste un divertissement efficace, ambitieux, et parfaitement ancré dans notre époque. L’action est là, l’idée est bonne, la modernisation fonctionne, même si l’exécution manque parfois de nuance.
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